Le poème, sujet de notre commentaire, est « La Beauté » qui est écrit par Charles Baudelaire et il est extrait du recueil (les fleurs de Mal). Il s’agit en effet d’un poème parnassien, il favorise un abandon du lyrisme, et une quête de beauté. Dans le poème, on constate que la beauté est l’idéal inaccessible de Baudelaire. Le poète parle d’abord d’une beauté enfermée dans un rêve duquel elle ne semble pas pouvoir sortir. Alors quelle est la signification symbolique et allégorique de la beauté dans ce poème ?
Pour réponde à cette problématique ; premièrement, on va s’intéresser à l’analyse du contenu du poème, par la suite, on va se focaliser sur la versification.
Après avoir lu ce poème, il s’agit en fait, d’un sonnet de deux quatrains et deux tercets, Baudelaire a choisis pour son poème une forme fixe où il parle de la beauté comme intérêt poétique, ceci en faisant appel à la suprématie de la beauté. Le premier quatrain commence par un « je suis belle », Baudelaire incarne la beauté dans le corps d'une belle femme, cette femme se vante et se compare à une pièce sculptée, et dont le sein inspire tous les auteurs, ici Baudelaire affirme que rien ne pousse l’auteur à écrire que la beauté elle-même, la figure de style employé ici est la personnification , le poète personnifie la beauté par le corps d'une femme qui parle, et voilà le champ lexical employé à savoir le corps féminin (sein + coeur + pleure + ris + mes yeux) ce qui donne un caractère de vivacité à la beauté.
On remarque que la beauté pour le poète est la plus suprême. Ici, il y a de la métaphore «que j’ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments ».
Cette femme pour Baudelaire a un coeur de neige, il utilise cette métaphore qui assimile le noyau de la beauté à la froideur de la neige, pour souligner le caractère de l’impassibilité que doit avoir chaque poème, et cela est illustré par les exemples suivants : «éternel et muet ainsi que la matière » + « et jamais je ne pleure et jamais je ne ris ».
Le poète utilise un rythme qui contient ces éléments à savoir : la césure, la coupe, les accents que nous pouvons traiter à travers l’analyse du vers suivants (vers 8) :
Accent
mobile
Accent
fixe
Accent
mobile
Accent
fixe
Et jamais’/ je ne pleure’// et jamais’/ je ne ris’
coupe
césure coupe Hémistiche 1 Hémistiche 2
D’après l’analyse de ce vers là-dessus, il s’agit d’un alexandrin de douze pieds, il contient en fait deux hémistiches de six syllabes qui sont séparées par une césure ; on constate aussi qu’il y a deux accents mobiles et deux accents fixes. Il est à noter que le poème est organisé conformément à des rimes différentes (abab-cdcd-efe-ghh), les rimes sont à la fois masculines et féminines.
Conclusion :
En guise de conclusion, on peut dire que Baudelaire est beaucoup fasciné par la beauté, ce poème fait partie de « Spleen et Idéal » où il évoque la beauté comme une valeur suprême

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